Kulturerbe für alle/Patrimoine pour tous/Patrimonio per tutti

Beauté de l'éphèmere

Afin que la notion de patrimoine demeure vivante, la plateforme pourrait de manière paradoxale se transformer en un lieu de l’éphémère.

Chacun pourrait y déposer des documents de toutes sortes, documents qui représenteraient la meilleure manière d’illustrer notre lien aux autres, à la culture, au patrimoine de toutes natures, à la mémoire...

Ces documents mis en ligne auraient une durée de vie limitée, par exemple, deux mois. Ce temps passé, ils s’autodétruiraient jusqu’à ne laisser qu’une trace de couleur sur le coin de l’écran.

Apprendre à se séparer pour rejoindre l’essentiel.

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Linus Pfrunder vor 1 Monat

Eine interessante Idee. Das mit dem automatischen Zerstören der Bilder nach einer gewissen Zeit lässt sich aber wohl nicht einrichten, das müsste dann jeweils manuell gemacht werden. Dass die hochgeladenen Dokumente wieder verschwinden finde ich aber ein spannender Gedanke, weil sie so gleichzeitig zeigen, dass Kulturerbe vergänglich ist. Insbesondere, wenn es nicht gepflegt wird.

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Gérard Genoud vor 1 Monat

Merci pour votre commentaire très pointu. Je suis tout-à-fait d'accord avec vous concernant la notion de transitoire que vous mettez en avant. Je la relierai à une autre notion qui celle de la nécessité de créer une empreinte.
A mon avis ce n'est pas que le patrimoine culturel qui est transitoire, mais la vie elle-même. D'ailleurs, lorsqu'on entretient le patrimoine ou autre chose est ce qu'on conserve l'empreinte initiale de celui-ci ou plutôt prolongeons-nous la possibilité d'une espace de transition pour reculer sa disparition définitive ?

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Renate Albrecher vor 1 Monat

Donc vous proposez de rendre la plateforme elle même un projet d'art?

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Gérard Genoud vor 1 Monat

Merci pour votre commentaire. Aucunement l'envie de proposer que la plateforme devienne un projet d'art? Ce serait un contre-sens à mon avis et puis il y a déjà eu Banksy et sa toile partiellement auto-détruite il y a quelques jours à Londres !!! Non, il s'agit d'interroger ce que nomme ci-dessus Linus Pfrunder comme transition sous divers aspects que sont la possession, la temporalité, le nécessaire, la mémoire, la finitude etc... et ceci au travers d'une plateforme dynamique qui recèle et engendre ces interrogations.

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Linus Pfrunder vor 1 Monat

Es ginge aber darum, dass alle Menschen Beiträge an eine "Online-Kulturerbe-Ausstellung" beisteuern könnten, die nach einer gewissen Zeit wieder verschwinden, verstehe ich das richtig? Das heisst, eine Sammlung von verschiedenstem Kulturerbe, die wachsen und schrumpfen kann, ohne kuratiert zu sein. Ein Sammelsurium von Vorstellungen, Bildern, Gedanken, Texten zu Kulturerbe.

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Gérard Genoud vor 1 Monat

Oui exactement une possibilité pour chacun à sa manière de présenter son rapport au patrimoine tout en sachant que cette contribution s'inscrit dans le provisoire, une sorte de work in Progress de la notion de patrimoine. Merci de votre commentaire

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Olga K. vor 1 Monat

C'est une bonne idée, mais je pense que compte tenu des restrictions de crowdicity, il sera difficile de réaliser à la forme de cette plateforme

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Gérard Genoud vor 1 Monat

Merci pour votre commentaire. Evidemment je ne connais pas les conditions du fonctionnement de crowdicity. Mais ce n'est pas intéressant de constater que la "technique" pourrait devenir une forme de censure ! Belle suite à vos idées.

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Linus Pfrunder vor 1 Monat

Eine automatische Zerstörung von hochgeladenen Ideen/Bildern/Texten nach einer gewissen Zeit ist tatsächlich aus technischen Gründen nicht möglich. Das müssten Autoren oder Moderatoren jeweils manuell machen.

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Gérard Genoud vor 1 Monat

Et bien il faudrait trouver une forme de contrat par exemple la personne qui poste une idée, projet, image, texte etc à le choix de souhaiter que cela reste en ligne durant par exemple un à trois mois. Il signifie alors le temps souhaité et le modérateur efface lorsque ce temps est écoulé. Merci pour votre intérêt

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Valérie Clerc vor 1 Monat

Votre idée rejoint par certains aspect la proposition "Persönliche Kulturerbe-Sammlung", la question sous-jacente pour ces deux thématiques est de maintenir un intérêt parmi la population suisse pour y verser du contenu. Auriez-vous une idée pour "engager" le public dans cette démarche?

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Gérard Genoud vor 1 Monat

Merci de votre intérêt. Votre question ouvre à de multiples réflexions. Premièrement, je me rends compte que la notion d’éphémère doit être mieux précisée. À ne pas la définir ou à ne pas l’encadrer, cela risque de tourner en boucle ou bien de proposer une autre durabilité.
Dès lors, il faudrait peut-être créer un contexte plus global dans lequel la pratique de la plateforme s’inscrit de manière à réellement conceptualiser ce projet de l’éphémère. Ainsi aujourd’hui je pourrai imaginer la création d’un festival du Patrimoine qui aurait lieu par exemple tous les deux ans, dans une région différente du pays. Ce festival serait l’occasion de questionner et d’innover à tous les niveaux. Il ne serait pas par exemple le résultat de présentations uniquement d’experts à un public plus ou moins large, mais bien construit par toutes personnes qui veulent y apporter une contribution seule ou en groupe.
Prenons un thème au hasard : patrimoine sous-terrain. La plateforme serait mise à disposition de tous afin de proposer un projet propre à cette thématique. Un exemple, une commune souhaite accueillir le festival, elle met à disposition des organisateurs son parking communal sous-terrain durant un long we pour centraliser les interventions. Celles-ci, peuvent être des conférences, des présentations faites par tout un chacun sur la lutte menée dans des circonstances particulières pour maintenir un biotope diversifié, des recherches de laboratoires sur les matériaux, mais aussi des expositions des collections de machines liées à la terre, des architectes réfléchissant au problème de la densification en voulant construire en profondeur, mais aussi des enfants dessinant leur ville souterraine du futur, des historiens évoquant les motifs d’habitations troglodytes ou ceux des abris antiatomiques, mais aussi des rencontres avec des personnes vivant dans de tels habitats, ou des films d’archives et des diaporamas en rapport avec la thématique réalisés à partir de photos personnelles, etc.

Les projets seraient décrits dans leurs motifs, leurs modes de réalisation, leurs demandes de collaborations ou d’aides à l’aide de toutes sortes de documents significatifs pour les personnes ou les groupes qui souhaitent animer un « atelier » durant le festival. Durant deux mois ceux-ci sont mis en ligne sur la plateforme. S’ils ne rencontrent pas d’intérêt, ils sont détruits. Dans le cas contraire, ils sont sélectionnés pour une nouvelle étape durant laquelle un groupe « expert » interroge la faisabilité, le sens de la démarche afin de concrétiser plus clairement celle-ci. Nouvelle période de travail autour du projet, par exemple 4 mois, évaluation par un collectif et si le projet avancé à l’étape no 2 reste pertinent, il obtient une place pour être présenté au festival.
Au manque d’argent flagrant dont chacun se plaint, on donne la priorité à la construction de projets par un collectif. On privilégie le processus et non le résultat. On favorise l’engagement de soi et la rencontre plutôt que la consommation passive de la culture partant du principe qu’il n’y a aucune mémoire, aucune conservation si la transmission ne passe pas d’un homme à un autre homme.
Et puis le festival achevé, on remet tout en question : garder la plateforme ou la fermer, à quelles conditions et pour y faire quoi. Une innovation modeste à laquelle chacun peut contribuer, que chacun peut s’approprier pour soi et avec la richesse d’autrui.

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