Kulturerbe für alle/Patrimoine pour tous/Patrimonio per tutti

Rien à voir, métier d'avenir

von
Gérard Genoud
Gérard Genoud | Jan 19, 2018 | in Ideenwettbewerb

Demain la "révolution numérique" fera disparaître des emplois, d'autres naîtrons. Banalité de l'information quotidienne.

Les métiers les plus basiques tendent de plus en plus à disparaître au profit de structures industrielles qui fabriquent en masse ce que l’artisan offrait en proximité. Ce n’est pas seulement l’agriculture qui aujourd’hui est menacée, mais la boulangerie de quartier, l’épicerie qui offre encore de multiples produits, l’imprimerie avec des presses à la main, l’encadeur etc… Ces disparitions provoquent non seulement la perte d’un outil, mais également la perte d’un savoir ancré dans une tradition qui a évoluée selon les nécessités des époques. Ce savoir-être et savoir-faire recèle en lui une tracabilité de son histoire.

Afin de sauvegarder l’essence même de ce qui nous relie, on pourrait fonder une organisation au niveau de la confédération pour mettre en mémoire ce patrimoine du vivant. Filmer, interroger, répertorier les techniques, les acteurs, etc...

Renate Albrecher Jan 19, 2018

Cela me rappele le Japon: Il y a un temple très particulier (probablement il y a plusieurs qui ont la même histoire a raconté, mais je l'ai entendu qu'une fois), qui est détruit et reconstruit tous les 40 ans! Pourquoi? Parce qu'il est tellement particulier, qu'on ne veut pas oublier les techniques, avec lesquelles il était construit. Donc - au lieu de le garder en tant comme objet adoré - on transmet le savoir du faire d'une génération à l'autre.
Cela veut dire: Quand un artisan est jeune, il peut participer à la reconstruction du temple. Ensuite il pratique les techniques qu'il a appris pendant toute sa vie professionelle Vers la fin de sa vie professionelle, il aura l'occasion de transmettre son savoir lors de la reconstruction du même temple à la prochaine génération.

C'est incroyable cette histoire. Mais vrai.
Et cela pourrait donner occasion à une réflexion à notre manière de gérer un patrimoine culturel..

Gérard Genoud Jan 20, 2018

Incroyable j'avais oublié l'exemple de ce temple que j'ai visité il y a trois ans. A l'époque, il m'avait renvoyé également, hormis les aspects que vous soulignez, sur l'humilité. Impossible pour les humains de se prendre les pieds dans l'éternité, ils ne vivent que parce qu'au détour de leur vie, dans les rencontres faites, ils laissent trace en l'autre de ce qu'ils sont. Leur disparition ne s'efface que si plus personne n'a souvenir de leur passage sur cette terre. Mais peut-être que leur énergie perdurent dans la poursuite de l'humanité : rien ne sert donc de s'accrocher à faire sa trace puisqu'on ne sait pas le souvenir que l'on laissera.

Renate Albrecher Jan 21, 2018

C'est une des "Triebfedern" des actions humains - pouvoir faire partie d'un savoir/pouvoir. C'est leur identification, p.ex. savoir constuire une maison, savoir vendre, savoir faire du pain. pouvoir activé son reseau, pouvoir soigner. etc. On fait partie de la communauté de ce, qui savent = premier motivation.Ensuite, on veut se positionner dans cette communauté - devenir expert, ou devenir l'înnovatuer, devenir connaisseur, etc. Mais ce qui reste - on a fait partie de quelque chose qui perdure au-delà de ma vie à moi. Saisir donc les savoir faire/pouvoirs de nos ancestres, qui est en risque de disparission/ déjà disparu, serait notre hommage à eux, à tous, qui ont construit leur leur identité sur leur participation.

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